Survie de la planete

Avec l’allongement de l’espérance de vie, la dépendance devient une réalité tangible pour une majorité de la population âgée.
Grâce à la réduction de la mortalité infantile et aux progrès de la médecine, notre société est parvenue à allonger de plus en plus l’existence de sa population adulte : l’espérance de vie, atteint 82 ans pour les femmes et 74 ans pour les hommes. Pour cette fin de siècle, les projections prévoient que l’on atteindra couramment les 100 ans et plus.
Plus que jamais, il faut se préparer aux difficultés que le maintien à domicile réserve. L’aide ou la prise en charge n’est accordée qu’aux plus démunis et les retraites sont souvent insuffisantes.
En France, les plus de 65 ans représentent 10.4 millions de personnes dont près de 1.5 millions sont dépendantes. Les plus de 75 ans pourraient dépasser les 11 millions dans les 30 à 40 prochaines années.
En France, les plus de 65 ans représentent 10.4 millions de personnes dont près de 1.5 millions sont dépendantes. Les plus de 75 ans pourraient dépasser les 11 millions dans les 30 à 40 prochaines années.
Qui paiera pour leur maintien à domicile ?
Quelle sera la place de cette population âgée dans la société de demain et comment organisera-t-on leur accueil sur le territoire ?
Une enquête récente a montré que 85% des Français désirent vieillir chez eux et que ce souhait est exaucé 9 fois sur 10 mais dans des conditions qui ne sont pas toujours favorables.
L’INSEE estime qu’environ 30% des plus de 65 ans habitent des logements qui sont dépourvus de confort, de sécurité et non adaptés à leur nouvelle situation de vie. Les enfants du baby-boom, nés en 1946 auront soixante ans en 2006 et ils voudront faire valoir leurs droits, (la retraite, le maintien à domicile, une fin de vie agréable avec un suivi médical).
Cette date est cruciale, car au-delà, la proportion des « soixante ans » ou plus se mettra alors à augmenter de façon inexorable. Dans les vingt ans à venir, les personnes ne passeront plus 10 à 15 ans en retraite, mais 20 à 30 ans.
Cette perspective oblige à reconsidérer les axes de la politique sanitaire, à mieux organiser l’accueil résidentiel de ces retraités en multipliant sur le territoire des lieux de vie adaptés.
En résumé, il se dessine très nettement la nécessité de produire de nouvelles formules d’habitat qui puissent réunir plusieurs générations.
En France, en Europe et dans les pays industrialisés, quatre générations coexistent désormais et le nombre de grands-parents dépassera bientôt celui des petits-enfants.
Aujourd’hui, en comptant les personnes souffrant de gênes temporaires ou d’invalidités définitives, il faut apporter une réponse à plus de 11 millions de personnes en attente d’un lieu de vie adapté.
La situation de carence existante impose de réunir toutes les ressources de création et les potentiels d’action disponibles.
L’esprit du texte de base adopté sur la problématique de l’accessibilité publique des équipements urbains, en décembre 2000, par tous les principaux ministère concernés :
« …Toute personne, à un moment ou un autre de sa vie, éprouve une gêne du fait d’une incapacité permanente (handicap sensoriel, moteur ou cognitif, vieillissement..,) ou temporaire (grossesse, accident ) ou bien encore de circonstances extérieures (accompagnement d’enfants en bas âge, poussette)… ».